Recommandation: Pompes de chauffage Imprimer cette page PDF

Les circulateurs de systèmes de chauffage consomment énormément d’énergie.

Grâce aux nouvelles technologies de pompage plus efficientes, une grande partie de cette consommation devient inutile. Au sein de l'Europe, la consommation d'électricité pour les circulateurs destinés au chauffage des logements dépassait les 50 TWh par an. Cela est dû au 100 millions de circulateurs en service. L'énergie utilisée par ces circulateurs représente environ 2% de la consommation totale d'électricité, et génère l'émission de plus de 30 millions de tonnes de CO2 par an. Une nouvelle technologie de pompes avec moteur à commutation électronique (CE) est à présent disponible sur le marché.

Si cette nouvelle technologie très performante devenait la technologie standard, on obtiendrait une réduction de la consommation d'électricité des circulateurs d'au moins 60%, c'est à dire une économie de plus de 30 TWh par an. Les circulateurs pour le chauffage central représentent 5 à 10% de la facture d'électricité des ménages (qui pourtant ignorent, la plupart du temps, jusqu'à l'existence de ces circulateurs).

Un circulateur moyen a une puissance de 80 à 100 W, fonctionnant tout au long de la saison de chauffage (soit environ 5000 heures, dans nos contrées). Il est facile de calculer qu’en de telles conditions, la consommation électrique peut atteindre ± 450 kWh/an, ce qui signifie une consommation plus élevée que celle des réfrigérateurs, machines à laver ou lave-vaisselle récents ! Par ailleurs, il ressort de plusieurs études que la plupart des pompes de circulation sont très surdimensionnées. Les installateurs exigent d’installer une pompe trop importante de manière à ne plus recevoir de plaintes de leurs clients. Mais c’est pourtant bien le particulier qui paye la consommation d’électricité supplémentaire.

La dernière génération de circulateur consomme jusqu’à 60% moins d’énergie que les modèles plus anciens. En choisissant une pompe à haut rendement et bien dimensionnée, vous pouvez économiser énormément d’énergie.

Pour les pompes de classe moyenne, qui ont une capacité de 200 à 400 W et qui sont utilisées pour les bureaux ou des bâtiments plus importants, le problème se pose moins. Dans ce segment du marché, la plupart des fabricants disposent d’un large choix de moteurs EC. Les institutions et organisations déterminent elles-mêmes les spécifications de la pompe souhaitées et tiennent davantage compte des facteurs économiques lors de l’achat.

Bien choisir

Le rôle du circulateur dans un système de chauffage central est de faire circuler l’eau de la chaudière vers les radiateurs (ou les convecteurs). Le plus souvent, le générateur de chaleur de chauffage alimente aussi un accumulateur d’eau chaude, via une pompe de charge distincte ou la pompe de chauffage alors munie d’une soupape à trois voies. Des pompes de circulation sont également utilisées dans des installations solaires, des sondes géothermiques (installations de pompes à chaleur), des systèmes de climatisation, des installations de récupération de chaleur, des chauffages à distance, l’industrie, etc. Pour les pompes à débit variable, on peut généralement choisir entre deux types de réglage comportant chacun plusieurs valeurs de réglage (éventuellement avec une seule vitesse). La valeur de réglage détermine la hauteur manométrique: pour les chauffages par radiateurs, la hauteur adéquate devrait être de 1 à 2 m (mètres de colonne d’eau, soit 10 à 20 kPa [kilopascals]), selon la grandeur de l’installation. Au-delà de 2 m, le risque que les vannes produisent un bruit dérangeant augmente, en particulier s’il s’agit de vannes thermostatiques.

Pour les chauffages au sol, des valeurs un peu plus élevées – 1,5 à 3 m – sont nécessaires. En cas de réglage en mode «variable» ou «proportionnel», la réduction du débit volumique diminue aussi la hauteur manométrique (pression de pompage). Le réglage en mode «constant» convient à d’autres applications telles qu’installations solaires, circulation d’eau chaude, sondes géothermiques, etc., de même que, le cas échéant, lors de problèmes d’alimentation en mode «variable». Les circulateurs les plus efficients Depuis quelques années, des pompes à haut rendement sont disponibles avec moteur à aimant permanent, commutation électronique et débit variable. Du seul fait de leur meilleur rendement, ces pompes consomment jusqu’à 60% moins d’énergie que les pompes conventionnelles.

Le débit variable systématiquement installé sur les pompes de la classe A autorise des économies supplémentaires grâce à l’adaptation automatique au volume de pompage (débit volumique) requis, par exemple en cas de fermeture d’une partie des vannes thermostatiques des radiateurs ou des circuits de chauffage au sol.

Les potentiels d’économies d’énergie sont donc considérables. Compte tenu des coûts d’installation, le remplacement d’une pompe encore en bon état de fonctionnement n’est, le plus souvent, pas économique. Raison pour laquelle, en cas d’acquisition d’une nouvelle pompe pour cause de défectuosité ou en cas de remplacement du chauffage, il faut absolument exiger un modèle de la classe A correctement dimensionné, sans quoi l’occasion est manquée pour de nombreuses années.

Sur toute la durée de vie d’une pompe, les économies d’électricité réalisables avec un modèle de la classe A peuvent atteindre des centaines, voire des milliers de francs (pour les installations de grandes dimensions), ce qui compense largement le surprix d’achat. Dans les installations de chauffage compactes les plus utilisées aujourd’hui (centrale à chaleur, Unit, etc.), la pompe est en principe déjà intégrée et l’unité ne porte aucun label Energy spécifique à la pompe.

Demandez à l’installateur si la pompe intégrée correspond à la classe A et, dans la négative, s’il est possible de la remplacer par une pompe de cette classe-là.

La bonne dimension

En plus de choisir une pompe efficiente, il faut également être attentif à ses dimensions. Les pompes automatiques ne doivent toutefois pas, elles non plus, être trop surdimensionnées, sans quoi leur point de fonctionnement est inefficient, ce qui peut aller jusqu’à une sur régulation rendant la pompe inefficace. Pour vérifier le dimensionnement, voir la règle du pour mille expliquée plus loin. La puissance électrique absorbée par la pompe de devrait pas dépasser plus d’1 ou 2 pour mille (‰) de la puissance thermique requise. La puissance électrique absorbée par la pompe est la puissance absorbée maximale qui est indiquée sur la plaque signalétique de la pompe (sur le boîtier, plusieurs valeurs en fonction des différentes valeurs de vitesse )

La puissance thermique de l’installation de chauffage est la puissance de chauffage effectivement requise à la température de conception. Etant donné que la plupart des chaudières sont surdimensionnées, la puissance de chauffage requise ne peut pas être lue sur la plaque signalétique de la chaudière.

Une méthode de calcul détaillée fondée sur la consommation d’énergie de chauffage se trouve dans la garantie de performance pour les installations techniques domestiques. Pour obtenir une valeur approchée, on peut diviser la consommation d’énergie de chauffage en kWh par 5000 h. La puissance électrique absorbée par la pompe s’élève à environ un pour mille (1‰) de la puissance thermique requise. La règle du pour mille s’applique aux pompes pour groupes de chauffage de conception conventionnelle utilisées dans des immeubles locatifs de petite à moyenne grandeur. Dans des maisons de un ou deux logements, des pompes de conception ancienne peuvent nécessiter 2‰ à 3‰, alors que, dans des installations de grandes dimensions (puissance de pompage supérieure à 200 W) et pour les pompes modernes portant le label A ou B, 0,5‰ doivent suffire.

Pour les pompes à débit variable réglé automatiquement, la puissance absorbée maximale (la valeur en pour mille) peut être un peu plus élevée, car elles ne sont disponibles que dans des plages de puissance élevées. Conseils d’utilisation Avec un circulateur déjà installé, il y a une manière très simple d’épargner de l’énergie avec la plupart des circulateurs standard à 3 vitesses.

Vérifiez si votre circulateur est placé sur la vitesse la plus basse et si ce n’est pas le cas, essayez-la afin de voir si elle est suffisante pour obtenir l’eau chaude dans tous les radiateurs. Très souvent ce sera le cas et l’épargne n’est pas négligeable : de 55 W (en vitesse 2) à 35 W (en vitesse 1) environ. Pour assurer une efficience globale optimale, il est par ailleurs important que le système de régulation de chauffage déconnecte la pompe lorsqu’aucune production de chaleur n’est nécessaire. A cet effet, il faut en règle générale choisir le mode de fonctionnement «jour normal, nuit off» (la protection contre le gel est en principe assurée automatiquement). Afin d’éviter un fonctionnement non voulu en mode de chauffage lors de fraîches matinées d’été, il convient de choisir, à la fin de la période de chauffage, le mode de fonctionnement «été» ou «off» (sans préparation d’eau chaude sanitaire). Grâce à un bon entretien de votre appareil de chauffage, vous pouvez déjà épargner beaucoup d’énergie. Faites régulièrement réviser votre appareil par un professionnel.

Dernière modification: 04.02.2016